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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 10:44

Contribution prophétique d’Emile Zola au débat actuel de la gauche, extraite d’un de ses derniers livres publié juste avant sa mort en 1902 « Travail ».

Destinée à ceux qui s'apprêtent à confondre l'expression de leur recherche d'idéal avec la procédure de désignation par élection du futur président de la République.

« En les écoutant, on les aurait crus, à l’âpreté, à la méchanceté de la querelle, des hommes, ennemis séculaires, prêts à se dévorer, sans aucune entente possible. Et pourtant, ils voulaient le même bonheur pour tous les êtres, ils se rejoignaient au même but la justice, la paix, le travail réorganisé, donnant le pain et la joie à tous.
Mais quelle fureur encore, quelle haine agressive, meurtrière dès qu’il s’agissait de s’entendre sur les moyens !
Le long de la route si rude du progrès, c’était à chaque halte, parmi les frères en marche, enflammés tous du même désir d’affranchissement, des batailles sanglantes, sur la simple question de savoir s’il fallait passer à droite ou à gauche. »
Zola

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 15:52

A lire ou relire pour ne pas succomber aux propos réactionnaires de certains candidats "bien-pensants" à l'élection présidentielle de 2017.

 

«Après quelques tâtonnements, la méthode d’instruction et d’éducation se trouvait fixée désormais, et ce libre enseignement qui rendait l’étude attrayante, en laissant à l’élève sa personnalité, en lui demandant le seul effort dont il était capable pour les leçons préférées, choisies sans contrainte, donnait d’admirables résultats, augmentait chaque année la cité d’une génération nouvelle, capable de plus de vérité et de plus de justice. C’était la bonne, l’unique façon de hâter l’avenir, de faire pousser les hommes chargés de réaliser demain, délivrés des dogmes menteurs, grandis dans les réalités nécessaires, acquis aux faits scientifiques démontrés, dont l’ensemble constitue la certitude inébranlable.

Maintenant, rien ne semblait plus logique ni plus profitable que de ne pas courber une classe entière sous la férule d’un maître s’efforçant d’imposer sa foi personnelle à une cinquantaine d’écoliers de cervelles et de sensibilités différentes. Il paraissait tout naturel d’éveiller seulement chez ces écoliers, le désir d’apprendre, puis de les diriger dans leurs découvertes, de favoriser les facultés individuelles qui se manifestaient dans chacun. Les cinq classes étaient devenues ainsi des terrains d’expérience, où les enfants, d’une façon graduée, parcouraient le champ des connaissances humaines, non plus pour les engloutir, goulûment, sans rien en digérer, mais pour éveiller chacun à leur contact sa propre énergie intellectuelle, pour se les assimiler selon sa personnelle compréhension, surtout pour décider la spécialité plus étroite où il se sentait entraîné. Jamais l’expression qu’on était là pour apprendre à apprendre n’avait été encore été si vraie. C’était le débrouillage des jeunes cerveaux, le choix de chaque enfant parmi l’immensité de savoir, la meilleure façon logique d’utiliser plus tard tout son effort, tout ce qu’il apportait d’intelligence et d’énergie. Et cela grâce à l’attrait de l’étude, à la liberté saine et féconde, aux continuelles récréations de joie et de force dont on coupait les heures de travail… »

 

Travail

 Emile Zola 1901 page 444

Fasquelles éditeur Paris 1968

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 13:39

14 mai 1901 dans le journal de Clémenceau L’AURORE, un extrait de la présentation de

 

 

« Emile Zola vient de publier Travail, le second volume de la série dite des Quatre Evangiles… Avec ce sentiment d’inquiétude qui demeure au fond des plus grands esprits et qui n’est en somme, que l’aspiration de l’être humain vers plus de perfection.

Travail est un livre admirable, un des mieux faits, des plus profonds… des plus vivants… un des plus émouvants aussi qui soient sortis de son imagination généreuse, de son fécond et puissant génie. Emouvant, non seulement par les qualités dramatiques dont il est rempli, par la vie ardente, passionnée, sans cesse créatrice qui l’anime de la première à la dernière page, mais encore – et c’est là, à mon sens, la beauté nouvelle de ce livre extraordinaire – par la mise en œuvre, par la construction forte et logique d’un idéal social : le bonheur humain dans le travail réorganisé, dans le travail devenu, enfin ce qu’il doit être, une joie d’homme libre, au lieu de rester ce qu’il fut toujours, plus ou moins, une souffrance, une abjection d’esclave… Glorification sublime, magnifique épopée du travail conquérant, peu à peu, avec toutes les résistances humaines, toutes les forces et toutes les richesses de la nature, pour en faire, non plus le privilège de quelques-uns, mais la jouissance et la propriété de tous !...

L’œuvre est là, debout, devant nous. C’est une œuvre d’amour et de pacification… Et elle rayonne de lumière et elle vit non seulement de la vie glorieuse des chefs-d’œuvre de l’art… mais de la vie harmonieuse de l’Idée…

Soyez sûrs qu’elle fera, pour l’avènement de la société future, pour la conquête de la justice prochaine ; plus que n’ont pu faire jusqu’ici, les sèches démonstrations et les discussions hargneuses des révolutionnaires professionnels…

Quelques-uns diront de ce livre merveilleux et prophétique, que c’est une utopie… Une utopie… C’est bien vite dit… Et cela est facile à dire car cela dispense de réfléchir et de penser. En général, nous appelons utopie des choses qui ne sont point encore réalisées… Avant qu’il ne fonctionnât, le suffrage universel était, lui aussi une utopie… Quelle matière admirable pour exercer son ironie et son bon sens !... Les chemins de fer, toutes les fééries de l’électricité, toutes les conquêtes de la vie moderne… utopies également ! Tout ce qui fait partie aujourd’hui de notre mécanisme social et que nous jugeons, bien insuffisants à nos besoins nouveaux… tout cela autrefois était une utopie…

Dans un drame admirable, Emile Zola imagine de substituer à ce régime du salariat un régime de liberté et d’amour, c’est-à-dire, l’association, pour l’œuvre commune, du capital, du travail et du génie… l’union de toutes les forces créatrices qui furent si mal utilisées, séparément, et qui par leur fusion intime, loyale, doivent conquérir toute la nature, et avec toute la nature conquise, tout le bonheur !...’est un peu, on le voit, l’application des doctrines collectivistes, avec cette différence essentielle, pourtant, que Emile Zola donne à l’individu un rôle moins diminué, moins asservi… plus créateur, et qu’il laisse à l’être humain une plus large expansion de sa personnalité…

Naturellement, cela ne va pas sans résistances, sans secousses, sans luttes…

Et Travail est l’histoire de ces luttes et de ces efforts… Histoire infiniment émouvante où, peu à peu, à travers mille péripéties, l’on voit l’esprit nouveau l’emporter sur l’esprit de routine, où devant les résultats acquis, les transformations lentes et successives, par des gradations habilement ménagées, nous assistons à ce spectacle de l’amour triomphant de la haine… »

Octave Mirbeau

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 10:21
André-Jacques Marie, champion d'Europe 1950 110 mètres haies

Article publié dans "Miroir sprint" retraçant la carrière de ce grand champion, athlète et dirigeant du club UAI, Union athlétique intergadzarts.

André-Jacques Marie, champion d'Europe 1950 110 mètres haies
André-Jacques Marie, champion d'Europe 1950 110 mètres haies
André-Jacques Marie, champion d'Europe 1950 110 mètres haies
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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 18:28
Victor Hugo et Giuseppe Garibaldi - Rome
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 10:36
Stand up paddle sur le lac du Temple (10)
Stand up paddle sur le lac du Temple (10)
Stand up paddle sur le lac du Temple (10)
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 18:11
Renardeau au lever du jour
Renardeau au lever du jour
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 13:13

Moins drôle que la célèbre réplique de "La vie est un long fleuve tranquille"

"Chez les Duquesnoy, lundi c'est ravioli ! "

Pour améliorer le service public (sic), les élus du Grand Troyes envisagent de fermer la Médiathèque le lundi.

Libération-Champagne le 22 juillet 2015

Médiathèque du Grand Troyes : le projet de fermeture le lundi ne fait pas l'unanimité chez les agents

Un projet du Grand Troyes visant à réorganiser les horaires d’ouverture des médiathèques troyennes passe très mal auprès des agents.

Le projet de fermeture de la médiathèque le lundi provoque la colère des agents

Les agents de la médiathèque du Grand Troyes revendiquent haut et clair l’amplitude horaire qui a fait de l’établissement un véritable «modèle» prisé et même copié par d’autres grandes villes de province (dont Bordeaux). Ce système permet, en effet, aux usagers de profiter d’une ouverture allant du lundi au samedi, et même un dimanche par mois.

Un projet de réorganisation des horaires de la médiathèque du Grand Troyes est en cours d’élaboration et serait effectif en janvier 2016. Un projet qui ne fait pas l’unanimité chez les agents.

Le nœud du problème vient de la décision de la direction de supprimer l’ouverture du lundi afin de se concentrer sur les autres jours, et plus particulièrement le samedi.

http://www.lest-eclair.fr/314940/article/2015-07-22/mediatheque-du-grand-troyes-le-projet-de-fermeture-le-lundi-ne-fait-pas-l-unanim

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 18:16
Grues cendrées entre Radonvilliers et L'Etape
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 15:37
Lac du Temple en basses eaux
Lac du Temple en basses eaux
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