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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 20:49
31/01/06

La CES soutient la lutte des syndicats suédois en faveur du mantien des conditions de salaire et de travail négociées

L’issue du cas Laval (Vaxholm), actuellement devant la Cour européenne de justice (CEJ), revêt une importance cruciale pour le mouvement syndical européen et le bien-être des travailleurs de toute l’UE. Si l’entreprise lettone de construction Laval gagne, le droit des partenaires sociaux à conclure des conventions collectives et à préserver les normes de travail sera irrémédiablement compromis. 

La Confédération européenne des syndicats (CES) soutient la confédération syndicale suédoise LO et le syndicat suédois des travailleurs de la construction (SBWU) dans leur lutte pour le maintien des taux de rémunération et des conditions de travail négociées, dans leur propre pays.

Erland Olauson, vice-président de LO Sweden affirme : “Nous n’acceptons aucune forme de discrimination entre les travailleurs sur le marché du travail suédois. Il est absurde d’accepter un système dans lequel des salaires différents s’appliquent au même emploi en raison de la nationalité du travailleur.”

La vérité sur l’affaire Laval

Comme l’affirme l’ancien dicton attribué à Saint Ambroise : “A Rome, il faut vivre comme les Romains.” Ignorant ce conseil, l’entreprise de construction lettone Laval a tenté d’imposer ses propres salaires et conditions de travail à des travailleurs "détachés" qui rénovaient une école à Vaxholm près de Stockholm, fragilisant ainsi les normes suédoises en matière d’emploi.

Lorsqu’il s’est rendu à Stockholm, en octobre, le Commissaire européen Charlie McCreevy a tancé les syndicats et le gouvernement suédois et a approuvé les conditions de travail des travailleurs lettons sur les lieux de travail suédois.

Selon un principe fondamental de l’UE, chaque Etat membre a le droit de réglementer ses propres marchés de l’emploi et ses systèmes de relations industrielles en fonction de situations économiques, sociales et politiques différentes.

Il est admis dans le monde entier que le modèle de travail nordique est une réussite. La CES estime que toute restriction au droit d’action collective, ou interférence avec des systèmes de relations industrielles, sera interprétée comme une attaque, non seulement contre ce modèle mais aussi contre les droits fondamentaux du travail en général et contre le modèle social européen. Ce n’est pas ainsi que l’on regagnera la confiance des citoyens européens et que l’on relancera la Constitution. La Commission doit donc être très prudente et adopter une approche équilibrée dans ses déclarations à la Cour européenne de justice concernant le cas Laval.

L’Europe n’est pas seulement un marché unique, c’est aussi une communauté qui partage de fortes valeurs sociales” déclare le Secrétaire général de la CES, John Monks. “Ce cas a une grande importance politique, car si les syndicats européens perdent, le risque est réel de voir les travailleurs s’opposer à la libre circulation, au marché unique et à l’UE elle-même.”

Cette affaire est également étroitement liée à la directive « services ». Elle démontre pourquoi la réglementation dans le pays d’accueil joue un rôle aussi essentiel dans la prévention du dumping social et la promotion de l’harmonisation vers le haut des niveaux de vie et des normes de travail.

Il est important de noter que la Suède est un des trois pays de l’UE qui n’a pas imposé de phases transitoires à la libre circulation des travailleurs à la suite de l’élargissement, le 1er mai 2004. Elle estimait que son modèle national de relations industrielles serait suffisamment fort pour faire face aux défis.

Informations complémentaires

Patricia Grillo Responsable de la Presse et de la Communication Tél. : + 32 (0)2 224 04 30. GSM : + 32 (0)477 77 01 64 E mail : Pgrillo@etuc.org

Johan Hall Attaché de presse de LO Suède GSM : + 46 (0) 70 649 26 06


 
 

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