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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 09:35
anti_bug_fckVu sur le net, un colloque d'actualité organisé par le Grand Orient de France le 6 juin prochain sur la liberté de la presse et des journalistes. Un problème de nombreux pays y compris la France.


 
Liberté des médias, Liberté des journalistes
Colloque et exposition à Paris

06/06/2007
 
 

Jean-Michel QUILLARDET,
Grand Maître,
Président du Conseil de l’Ordre
et les membres du Conseil de l’Ordre

sont heureux de vous convier à un
COLLOQUE

mercredi 6 juin 2007 de 15h00 à 21h00

sur le thème :

LIBERTÉ DES MÉDIAS
LIBERTÉ DES JOURNALISTES

Hôtel du Grand Orient de France
Temple Arthur GROUSSIER
16, Rue Cadet - 75009 PARIS


Programme

Modération : Claude GUEYDAN

  • 15h : Ouverture :
    Discours de Bienvenue par Jean-Michel QUILLARDET
    Grand Maître, Président du Conseil de l’Ordre du GODF
     
  • Rapport introductif : Perspectives et prospective
    par Claude GUEYDAN, Maître de Conférences à l’Université Paul Cézanne
     
  • La Presse sous pression et la tentation de l’autocensure
    par Caroline FOUREST, Journaliste
     
  • La présomption d’innocence, une illusion ?
    par Charles LIBMAN, Avocat à la Cour
     
  • Le Juge et le Journaliste
    par Jean-Paul LÉVY, Avocat à La Cour
     
  • Débats et Pause
     
  • Le journaliste et les réalités de l’entreprise de presse
    par Georges POTRIQUET, Secrétaire de la Rédaction du Figaro
     
  • Internet : communication ou information
    par Sylvain GOUZ, Conseiller à la Rédaction de France 3
     
  • Les Institutions publiques et le Journaliste
    par Alain GUÉDÉ, Journaliste
     
  • L’opinion publique et le journaliste
    par Daniel DELOIT, Directeur de l’École de Journalisme de Lille
     
  • Le métier de journaliste a-t-il encore un avenir ?
    par Thierry GUERRIER, Journaliste, ancien Directeur de la Rédaction de France Info
     
  • Débats
     
  • Conclusions
    par Jean-Michel QUILLARDET, Avocat à la Cour
     
  • 21 h : Clôture du Colloque

E X P O S I T I O N

Une exposition sur

« l’histoire de la Censure »

est organisée

dans le Grand Hall de l’Hôtel du Grand Orient de France,

du 5 au 15 Juin 2007



« La liberté consiste à faire ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi».

Cette proclamation solennelle de l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 constitue encore aujourd’hui le pilier central de l’organisation des libertés publiques en France.

Dans le même texte il est précisé à l’article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». Et dans l’article 11 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».

La mise en œuvre de ce régime de liberté dans le domaine de l’information et des médias a toujours posé de multiples problèmes. Les obstacles sociologiques, politiques, techniques et économiques ont contraint la plupart des démocraties de l’Europe occidentale à inventer des systèmes de liberté plus ou moins contrôlés ou régulés tout en essayant de sauvegarder la liberté d’expression et d’opinion qui en est le complément.

En France, après une période de censure et de multiples affrontements, c’est la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse qui a réaffirmé dans son article premier le principe fondamental selon lequel : « L’imprimerie et la librairie sont libres ». Depuis cette période charnière de la fin du 19e siècle, de nombreux autres textes sont venus compléter cette Législation au niveau national, européen et international.

Ainsi par exemple, la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen du 10 décembre 1948 réaffirme dans son article 19 : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ». L’application du principe à l’ensemble des États du monde sans que les frontières puissent constituer un obstacle à l’exercice de cette liberté est ainsi affirmé de façon solennelle. L’irruption des nouvelles technologies et l’expansion des médias « électroniques » constituent un nouvel enjeu, ainsi la Loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication stipule dans son article premier :

« La communication au public par voie électronique est libre ».

« L’exercice de cette liberté ne peut être limité que dans la mesure requise, d’une part, par le respect de la dignité de la personne humaine, de la liberté et de la propriété d’autrui, du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion et, d’autre part, par la protection de l’enfance et de l’adolescence, par la sauvegarde de l’ordre public, par les besoins de la défense nationale, par les exigences de service public, par les contraintes techniques inhérentes aux moyens de communication, ainsi que par la nécessité, pour les services audiovisuels, de développer la production audiovisuelle... »

Les nombreuses limitations précisées dans ce texte montrent bien les obstacles de toute sorte rencontrés pour l’application du principe de liberté de communication.

En Europe, le texte fondamental reste l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; applicable dans la plupart des quarante sept pays membres du Conseil de l’Europe, ce libellé est sans aucun doute le plus abouti à l’heure actuelle ; Il précise :

« Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n’empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d’autorisations.

L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire. »


Malgré la précision des formules, il faut bien constater la fragilité et les difficultés d’application pratique de tous ces Traités, Lois et Déclarations. Encore aujourd’hui, la liberté des médias est fragile, sensible, et soumise aux aléas de notre évolution sociale.

Les hommes de presse, les journalistes, ceux qui sont chargés de faire vivre au jour le jour cette liberté sont-ils eux-mêmes vraiment libres ? Aucun réel statut du journaliste ne garantit cette liberté et aucune autorité de contrôle n’existe alors que l’on qualifie souvent les médias de « quatrième pouvoir » après les pouvoirs, exécutif, législatif, et judiciaire.

Comment le journaliste indépendant peut-il faire connaître ses opinions et le résultat de ses enquêtes ?

Le salarié d’un groupe de presse multinational est-il vraiment libre de ses propos et critiques ?

Qui détermine la ligne éditoriale d’un groupe de presse ou de médias ? Ce sont ces différentes questions que le Grand Orient de France souhaite étudier avec plusieurs personnalités du monde des médias et des spécialistes des sciences de l’information.

Le colloque ayant pour thème « Liberté des Médias – Liberté des journalistes » est prévu le mercredi 6 juin 2007 à 15 h 30 dans le Temple Groussier au 16, rue Cadet à Paris.

Claude Gueydan
Grand Maître Adjoint

 

 

 

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