Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 19:52

L'Observatoire chrétien de la laïcité (68, rue de Babylone, 75007 Paris) communique :

"Le discours du président de la République à Saint Jean de Latran est effarant. On ne peut pas se contenter d’ironiser sur le nouveau chanoine – tradition pour le moins obsolète, y compris dans l’Eglise catholique.

Nicolas Sarkozy ne parle pas dans ce discours au nom de tous les Français, ni des seuls chrétiens, ni même au nom des catholiques de France, mais au nom d’une sensibilité catholique traditionaliste qu’il assume comme la sienne… et celle de toute la France. Par exemple, sous le nom de fait historique, il remet à l’honneur l’idéologie intégriste de la France « fille aînée de l’Eglise ». Il continue d’invoquer les racines chrétiennes de la France, alors même que cette formulation n’a pas été retenue dans les textes européens. De plus, il ne tient pas compte des apports spirituels, humanistes, culturels des religions non catholiques, des agnostiques et athées dans notre pays, estimant même que l’aspiration spirituelle qui est en tout homme ne trouve sa réalisation que dans la religion.

Président de la République, élu par des Français de toutes convictions, il exprime des positions personnelles d’ordre convictionnel, spirituel ,voire religieux, en mettant gravement en cause l’exercice laïque de sa fonction, allant jusqu’à identifier son ambition politique et la vocation sacerdotale !

L’affirmation verbale dans ce discours de l’actualité des lois de séparation de 1905 est contredit par la tonalité générale du discours. L’allusion au livre « La République, les religions et l’Espérance », que Nicolas Sarkosy a remis au pape, nous laisse craindre en réalité une remise en cause juridique inquiétante de cette loi, ce dont certaines propositions du rapport Machelon sont sans doute une esquisse.

L’Observatoire Chrétien de la laïcité, avec tous les laïques français, continuera de défendre la laïcité telle qu’elle est définie dans les deux premiers articles de la Loi de 1905 comme dimension essentielle de la démocratie."

Jean Riedinger,

Partager cet article

Repost 0

commentaires