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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 11:33

La Communauté européenne a conduit une enquête approfondie et objective sur les raisons du vote des français qui ont majoritairement repoussé le projet de Traité constitutionnel européen.

Les résultats sont publiés sur le site de la Communauté.

http://ec.europa.eu/public_opinion/flash/fl171_fr.pdf

En voici quelques extraits présentant le contexte et les raisons du non.

 La France a choisi de soumettre à référendum le traité établissant une Constitution pour l’Europe. Le scrutin s’est tenu le dimanche 29 mai 2005. Le fort taux de participation de 69,3% témoigne de l’intérêt suscité par la campagne.

Le « non » l’a emporté avec 54,7% des suffrages exprimés, marquant une rupture avec les précédents référendums sur la construction européenne.

La Direction générale Presse et communication de la Commission européenne a souhaité mener une enquête post-électorale notamment pour mieux comprendre les raisons de l’abstention, les motivations des électeurs, les effets perçus de la Constitution et les scénarios possibles suite à ce que d’aucuns ont appelé un

« séisme politique ».

Pour ce faire, EOS Gallup Europe par le biais de son institut associé en France, TNS Sofres, a effectué 2015 entretiens dans les deux jours suivant le scrutin, soit les 30 et 31 mai auprès de Français inscrit sur les listes électorales selon la méthodologie utilisée pour les sondages Eurobaromètre Flash (entretiens téléphoniques).

 

 

 

 

 

 

.../...

2.3. Les motivations du NON

 

 

 

Source questionnaire : Q5 (question ouverte)

 

 

 

- Les préoccupations sociales au coeur du « non »

Les justifications du « non » sont plus nombreuses et reposent essentiellement sur des thématiques nationales et/ou sociales qui ne laissent aux orientations européennes qu’un rôle secondaire.

En effet, les électeurs du « non » citent comme raison le fait qu’à leurs yeux, la Constitution aurait des conséquences négatives sur l’emploi en France (31%), dont la situation économique en termes de chômage est déjà jugée comme trop mauvaise (26%). Les conséquences négatives sur l’emploi sont davantage perçues par les 18-24 et les 40-54 ans qui ont voté « non », par les ouvriers et les personnes résidant en zones rurales. La mauvaise situation économiquede la France jumelée à un niveau trop élevé de chômage est ressentie principalement par les plus de 40 ans et les personnes sans activité professionnelle.

- ensuite, une vision trop libérale du texte sur le plan économique (19%) ainsi que le manque d’Europe sociale (16%) sont invoqués, et ce davantage par les hommes et les citadins. L’opposition aux dirigeants politiques français est citée par 18% des partisans du « non » (21% auprès des plus de 40 ans) et la complexité du texte par 12% d’entre eux.

 

 

Enfin, les autres raisons du « non » obtiennent un taux de citation inférieur à 10%. Notons que le rejet de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne n’a été cité spontanément que par 6% des partisans du « non ».

 http://ec.europa.eu/public_opinion/flash/fl171_fr.pdf

En résumé, des préoccupations sociales, économiques et humanistes très éloignées de la xénophobie et du ringuardisme dont ont été accusés en France les électeurs du NON à ce TCE qui était un OUI à une Europe politique sociale, efficace et plus humaine.

 

 

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commentaires

Militant de base 14/03/2007 16:21

Je suis un européen convaincu... Sans pour autant être surpris par le rejet d'un texte completement illisible...
Comment ce faire une opinion sur le pavé que nous avions recu à domicile ? Et dans le doute on s'abstient...
Ajoutez y les nouveaux entrants venu de l'est et nottament le fameux plombier polonais...
Ajoutez y un débat sur l'entrée de la Turquie qui interpelle le pro européen que je suis et vous obtenez une cuisante défaite....