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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 17:37

Grâce à la traduction française du livre de Arto Paasilinna "Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison" réalisée par Anne Colin du Terrail j'ai enfin trouvé la traduction du mot finnois "lakka" .

Cette mûre des marécages rencontrée pour la première fois sur la table de la famille de ma femme à Kauhajoki en Finlande avec de la glace ou du fromage (leipäjuusto) puis que j'ai ramassée entre Kauhajoki et Peräseinäjoki ou bien en Laponie.

 

Anne Colin du Terrail et Paasilinna parlent d'une liqueur de mûres jaunes ou chicouté fabriquée dans une exploitation agricole spécialisée dans la culture biologique.

Chicouté mot absent de mon Larousse et de mon Robert mais reconnu par google qui l'associe à chicoutai et renvoie sur l'article de wikipedia reproduit ci-dessous.

 

Valokki serait donc le plat des bièvres.

Coïncidence pour quelqu'un qui a vécu près du rû de la Beuronnerie à Gretz-Armainvilliers et réside désormais à quelques kilomètres d'un village Brévonnes.

 

 

 

La plaquebière, appelée aussi ronce des tourbières, « ronce petit-mûrier » ou « chicouté » au Québec, est une plante vivace du genre Rubus et de la famille des Rosacées, typique des pays nordiques où son fruit est utilisé pour les confitures, ce qui explique sa présence sur la pièce de 2 euros finlandaise.

Nom binomial: Rubus chamaemorus (L.), famille des Rosacées. Le nom botanique vient du grec, chamai, à terre, petit, et du latin morus, mûre.

Noms vernaculaires (Canada): plaquebière (déformation de « plat de bièvre », c'est-à-dire nourriture de castor), chicoutai (aussi écrit « chicouté »), margot, mûre blanche, ronce des tourbières, ronce petit-mûrier (traduction du nom scientifique), airelles (à Tadoussac), en anglais : Cloudberry.

Description

La ronce des tourbières est une plante vivace, rampante, qui atteint une hauteur d'environ 10 à 30 cm. Les feuilles sont composées palmées à cinq folioles, trois folioles pour les rameaux florifères, réniformes, ou à 3 à 7 lobes arrondis et dentés. Les fleurs blanches, de 3 cm de diamètre environ, apparaissent en été et donnent, après pollinisation, des fruits composés qui ressemblent à des framboises. Ces fruits, composés de petites drupes (ou drupéoles) agglomérées, sont d'abord orangés ou rouge pâle, devenant translucides à maturité en automne. C'est à cette saison que le feuillage change de couleur et rougit fortement.

Distribution

La plaquebière pousse naturellement dans tout l'hémisphère nord, dans la zone comprise entre les latitudes 78° N et 55° N environ. On la trouve, à l'état très dispersé plus au sud jusqu'à 44° de latitude nord, principalement dans des régions montagneuses. En Europe, on la trouve principalement dans les forêts de Scandinavie, de Grande-Bretagne et d'Irlande, en Russie et dans les États baltes. De petites populations se trouvent également plus au sud, vestiges botaniques de la période glaciaire, notamment en Allemagne dans les vallées de la Weser, de l'Eider et de l'Elbe, où l'espèce est protégée. En Amérique du Nord, l'espèce est spontanée dans les forêts de la région du nord, légèrement peuplées, du rivage du Québec, dans les îles de la Madeleine situées dans l'estuaire du fleuve Saint-Laurent du Canada, mais aussi au Nouveau-Brunswick (Île Miscou) ainsi qu'aux États-Unis d'Amérique en Alaska, dans le Maine, le Minnesota, le New Hampshire et l'État de New York). On la trouve également dans le nord de l'Asie (Chine, Japon (Hokkaïdo)) et Sibérie.

La plaquebière croît en bord de marécages et dans les prés humides jusqu'à 1400 m d'altitude et exige des expositions ensoleillées en terre acide (pH compris entre 3,5 et 5). Elle peut résister aux températures froides bien au-dessous de -38 °C, mais est sensible au sel et aux conditions sèches.

Propagation

Rubus chamaemorus avec jeune fruit

À la différence de la plupart des mûres, la pollinisation des plaquebières nécessite une plante du sexe opposé (plante dioïque). Une large propagation s'opère grâce à l'ouverture des baies par les oiseaux et les rongeurs et l'excrétion des graines indigestes. La propagation se fait également par les rhizomes et par marcottage naturel sur d'amples parcelles de terre.

Malgré la demande, spécialement en Norvège, en raison de sa réputation de mets délicat, la plaquebière est principalement une plante sauvage. Cependant, depuis le milieu des années 1990, elle fait l'objet d'un projet de recherche spécifique en Norvège, en coopération avec la Finlande, la Suède et l'Écosse, dans le but de parvenir à une production commerciale du Rubus chamaemorus : la Norvège importe de Finlande entre 200 et 300 tonnes par an de fruits de plaquebière . Depuis 2002, différentes variétés sont à la disposition des agriculteurs, notamment Apolto (mâle), Fjellgull (femelle) et Fjordgull (femelle).

La plaquebière peut être cultivée dans les zones arctiques au contraire d'un grand nombre d'autres plantes, particulièrement sur la côte nord de Norvège.

Utilisation

Confiture maison de plaquebière

Les fruits mûrs sont jaune d'or, mous et juteux. Ils sont riches en vitamine C. Mangés frais, ils ont un goût âpre particulier, qui évoque un peu la térébenthine, dû à leur contenu élevé en acide benzoïque.

Dans les pays scandinaves et en Finlande, ils sont souvent transformés en confitures, jus, tartes ou liqueurs, ou employées comme garniture de crèmes glacées. En Finlande, les baies sont aussi consommées de manière plus inventive, par exemple en accompagnement du « leipäjuusto » (fromage local, sorte de galette de fromage cuit). Au Canada, elles servent à aromatiser une bière spéciale et à faire de la liqueur. Les Canadiens en font également de la confiture, mais pas à la même échelle que les Scandinaves.

En raison de son contenu élevé en vitamine C, le fruit est apprécié des marins du nord et par les Inuits américains comme protection contre le scorbut. Son contenu élevé en acide benzoïque agit comme un conservateur naturel.

Autres noms

  • Allemagne : Moltebeere, Multebeere, Multbeere, Torfbeere

  • Canada : plaquebière, chicoutai (ou, plus rarement, chicouté), bakeappleTerre-Neuve), plaquebière (au Nouveau-Brunswick), cloudberry

    ᐊᖅᐱᒃ, aqpik en inuktitut
    nakal en gwich’in
  • États-Unis : cloudberry

    Alaska : kkotl en koyukon
  • Finlande : lakka, suomuurain, hilla, lintti, valokki

  • France: mûre des marais, baie polaire

  • Italie : camemoro, lampone artico, rovo artico

  • Norvège : molte, multe

    luomi en same du Nord
  • Pologne: "malina moroszka", "moroszka"

  • Russie: morochka, Морошка

  • Saint-Pierre-et-Miquelon : plate-bière, ronce des tourbières.

  • Suède : hjortron, myrbär, snåtterblomma, solbär multebär (ce mot n'est pas le même chose que hjortron, par contre c'est un autre mot pour lingon)



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