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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:28



Ambroise Napoléon Cottet
1808-1880
Décidée le 23 janvier 1881 par la Chambre syndicale de la métallurgie, la réalisation du monument funéraire d'Ambroise Cottet est reprise par un Comité ouvrier puis par un Comité républicain dirigé par des conseillers municipaux.
Le 8 mai 1881 le Comité ouvrier organise un spectacle musical au profit du monument.
Le succès de la souscription permet la confection du monument et du buste réalisé par Jules Narcisse Cathelin.
Il est inauguré le 14 juillet 1881. Un cortège part de la place Saint-Rémi conduit par la musique des pompiers.
Alexandre Floiras prononce le premier discours :
"Cottet appartient à la démocratie toute entière ; mais ne vous semble-t-il pas que c'était à une co rporation ouvrière de se mettre en tête de cette oeuvre ?
Il s'est dévoué à son affranchissement en combattant sans relâche pour la République... IL s'est consacré à l'instruction du peuple et a contribué à lui fournir l'instrument à l'aide duquel il se relèvera au niveau des autres classes...".
Alexandre Floiras, devenu conseiller municipal de Troyes, obtiendra que le nom d'Ambroise Cottet soit donné à la rue Saint-Martin le 11 août 1906.
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Rue Ambroise Cottet, 1808-1880 professeur

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Rue Ambroise Cottet
professeur (et militant de la gauche républicaine et socialiste)
1808-1880
Rue curieuse dans Troyes elle part du début de la rue Diderot qu’elle prolonge à partir du numéro 18 de cette rue. Dépourvue de numéo pair sur ce tronçon qui englobe les deux écoles Diderot, son numéro 1 fait face à un numéro pair, autour de 40, puis se prolonge jusqu’au cœur du quartier Saint-Martin au pied de la chapelle du Lycée Marie de Champagne.
La commune se souvient du professeur Ambroise Cottet, fils de tisserand, tisserand lui-même qui a été professeur à l’Ecole normale de Troyes de 1832 à 1844.
Mais oublie le même Ambroise Napoléon Cottet, représentant de la gauche républicaine et socialiste, persécuté, condamné deux fois à la déportation en Algérie.
En 1844, il quitte l’enseignement pour être vérificateur des poids et mesure.
En 1848, il est candidat aux élections législatives comme « représentant des ouvriers et des instituteurs« .
En 1850 il est révoqué de son poste de vérificateur à Arcis sur Aube pour avoir lanceé une pétition contre la réforme électorale. Il retourne à Troyes, devient géomètre-arpenteur, militant socialiste. En 1852, il est déporté en Algérie. Il en revient en 1854 pour être comptable chez son ami constructeur mécanicien Buxtorf. (Les deux rue A Cottet et Buxtorf se rejoignent près du lycée Marie de Champagne).
Nouvelle déportation en Algérie de deux ans en application de la « loi des suspects »du 19 février 1858.
Il participe à la création du journal « L’avenir Républicain », à la formation du Cercle Populaire dirigé par Stanislas Baltet.
En 1874, il devient Conservateur-adjoint du Musée de Troyes chargé de la collection géologique.
Epuisé, malade, après 1876 il interrompt ses activités.
Il décède le 3 février 1880 à Troyes.
Ses obsèques civiles ont lieu le 5 février 1880, son cercueil est suivi par 600 personnes, radicaux, socialistes, représentants des comités de travailleurs, des organisations laïques et quelques hommes de la droite républicaine..
Le 23 janvier 1881, Alexandre Floiras fait voter par la Chambre syndicale de la métallurgie, une souscription pour l’érection d’un monument funéraire à la mémoire de ce combattant de la cause démocratique.
Ce monument, avec le buste d’Ambroise Cottet réalisé par le sculpteur Jules Narcisse Cathelin , se trouve difficilement au cimetière de Troyes, emplacement 1C4M1.

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