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C’est un député radical - socialiste. Il est l’un des hommes les plus éminents du parti radical
créé en 1901. Il sera même, en 1904 et 1905, le Président du comité exécutif de ce parti.
Il se rattache à la tendance appelée la gauche radicale-socialiste favorable à une entente avec
les socialistes. Sur certains sujets, il est proche d’hommes tels que Jaurès.
Il subventionne la presse favorable au parti radical. C’est ainsi qu’il contribue au financement
du journal « l’Eclair » et qu’il crée son propre journal : « Le Réveil de Seine et Oise ».
Maurice Berteaux s’oppose d’abord à la plupart des Ministères modérés qui vont se succéder
de 1893 à 1899. Il combat notamment le Ministère Meline. (1896-1898)
Il soutient ensuite le Ministère Waldeck Rousseau (1899-1902) qui, après l’affaire Dreyfus, se
pose en gouvernement de « Défense Républicaine ». Ce gouvernement fait voter la loi sur les
associations en 1901 et est à l’origine de la révision du procès de Dreyfus.
Puis il soutient le Ministère Combes (1902-1904), qui correspond à la victoire, en 1902, de la
coalition parlementaire, dite « Bloc des gauches ». Le gouvernement d’Emile Combes est
celui qui fait fermer les écoles religieuses et dissoudre des congrégations.
Plus tard, il s’oppose au Ministère Clemenceau (1906-1909). Ce gouvernement lui apparaît
trop répressif à l’égard des mouvements sociaux qui se développent dés 1906.
Maurice Berteaux est un député franc-maçon. Il a appartenu à la loge maçonnique des
« réformateurs » de Clichy, affilié au Grand Orient de France, puis à la loge de « la Bonne
Foi » à Saint Germain dont il fut un membre éminent. Dans cette période, l’influence de la
franc-maçonnerie est importante.
Plus d'informations sur Maurice Berteaux
www.maisonslaffitte.net/mauriceberteaux1.pdf