Deuxième semaine du conflt sur les régimes spéciaux de retraite.
La majorité des journaux français et les radios et télés continuent à relayer la communication du gouvernement qui reproduit les techniques utlisées en 1995 pour décrébiliser voire
déstabiliser le mouvement de grève : utilisation à charge de sondages instables sur la popularité ou l'impopularité de la grève et des revendications des salariés, part belle faite aux usagers
mécontents de l'absence de transports et "remontés" contre les grévistes, complaisance envers les manifestations de l'UNI et des franges extrêmistes de l'UMP, tentative de division du front
syndical ...
Cela ressemble étrangement à l'attitude du gouvernement Juppé et des directions des entreprises concernées en 1995.
Seule nouveauté, le parallèle fait avec Margaret Thatcher et son conflit avec les mineurs anglais. Sarkozy serait la nouvelle dame de fer.
Mais n'est pas Thatcher qui veut et il ne faut pas confondre la situation des mineurs anglais avec celle des producteurs français de transport public.
Les conséquences d'une grève prolongée sont sans aucune comparaison dans les deux cas
. - Thatcher pouvait se permettre d'attendre le pourrissement à la longue d'un conflit très impopulaire qu'elle avait anticipé et qui n'avait pas de répercussion importante sur la vie du pays.La
seule comparaison pertinente concerne la détermination des grévistes.
Les conséquences du blocage des transports publics en France se font rapidement sentir pour l'ensemble du pays et la convergence avec de nombreux sujets de mécontentements allumés avec frénésie
sous couvert de "modernisation" peut mettre le gouvernement en difficulté.
Mener avec brutalité plusieurs conflits simultanément n'est pas une stratégie payante.
La seule comparaison pertinente concerne la détermination des grévistes.
La dramatisation médiatique orchestrée par le gouvernement, le bras de fer, la volonté d'humilier les salariés et de discréditer les syndicats comme cela a été fait avec un succès passager pour le
Parti socialiste ne peut que renforcer la combativité des grévistes.
Par ailleurs contrairement à ce qui est dit les taux de participation à la grève actuelle sont supérieurs à ceux de 1995 au même stade de déroulement du mouvement.
Et l'impopularité est moins importante qu'elle l'était avant de se retourner en 1995.
Dans un mouvement social rien n'est joué d'avance, à l'heure actuelle tout reste possible. Tout dépendra des capacités des uns et des autres de tirer enseignement des conflits précédents et de leur
possibilité de proposer des solutions autres que les vieux schémas djéà appliqués.
Une seule certitude l'importation de la méthode brutale Thatcher des années 1980 dans la France de 2007 est vouée à l'échec même si elle est conduite en façade par une personne toute en rondeurs.