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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 13:44

Dimanche 29 août à 22h45 sur France 2

 Superbe téléfilm à ne pas louper en dépit de l'heure tardive !!!

 

"J'aime pas les Arabes, sauf ma famille": pour sa première expérience de réalisatrice, Ariane Ascaride a choisi de raconter la touchante histoire d'Amina, onze ans et demi, une habitante sans papiers des quartiers nord de Marseille qui rejette ses origines algériennes. "Ceux qui aiment la France", présenté en avant-première dans la cité phocéenne, sera diffusé dimanche soir sur France 2. Le scénario, écrit par Baya Kasmi, "a touché chez moi un endroit très sensible. Moi aussi je suis issue de l'immigration. Quand j'étais petite, tout le monde avait en classe des noms espagnols, italiens et algériens. Je ne comprends pas ce que cela veut dire +identité nationale+", raconte l'actrice. Née le 10 octobre 1954 à Marseille, cette petite brune dynamique, rendue célèbre par son rôle dans "Marius et Jeannette" réalisé par son époux Robert Guédiguian, fait ici ses premiers pas de l'autre côté de la caméra. Une "très belle aventure", mais pas de tout repos: "j'ai eu peur tout le temps" au cours des quatre semaines de tournage dans le quartier de La Calade (15e arrondissement), confie-t-elle. Filmer à Marseille, "c'était fondamental pour moi, j'avais besoin d'être ici, cela me rassure énormément". L'héroïne, Amina (Sofia Lassoued), qui vit en France depuis l'âge de deux ans, veut tellement s'intégrer qu'elle méprise sa propre communauté. "Je ne les supporte pas. Leur façon de parler, leur accent, ce qu'ils disent... Tout... Je les déteste. Je suis raciste (...) Je trahis mon père et ma mère. Je suis une honte pour l'humanité", dit-elle à Dieu, même si elle n'y croit pas. Elle refuse de parler arabe avec ses parents. Se lie d'amitié avec une Française "de souche" tout en snobant les camarades de sa cité. Lit Victor Hugo. Incarne Marianne à la fête de l'école et le 14 juillet, autour d'un couscous, raconte la prise de la Bastille avec passion. Elle converse même avec Nicolas Sarkozy, dont le portrait est affiché en salle de classe. Mais pour réaliser son rêve - devenir présidente de la République - "il faut avoir des papiers", lui rappelle son père, ouvrier du bâtiment. Dans l'attente de la réponse à la demande de régularisation, Amina vit le temps d'un été ses premiers émois amoureux. Mais la réalité la rattrape et elle est finalement expulsée de cette France qu'elle aime tant, embarquée avec ses parents et ses frères dans un fourgon, direction l'Algérie, un pays qu'elle ne connaît pas. Cette oeuvre d'une durée de 1H18, à la fois poignante et pleine d'humour, a été "tournée avant le débat sur l'identité nationale", souligne Ariane Ascaride qui dit en plaisantant qu'"Eric Besson a été un attaché de presse absolument épatant". Elle s'inscrit dans le cadre de la collection estivale "Histoires de vie", intitulée à l'origine "Identités", destinée à offrir aux auteurs français un espace de création affranchi des contraintes habituelles, selon Hélène Saillon, directrice adjointe de la fiction de France 2. Sur les 250 projets reçus, onze films ont été tournés, avec un budget restreint de 400.000 euros versés par la chaîne, soit trois fois moins qu'une fiction habituelle. Dans le cas de "Ceux qui aiment la France", la productrice Catherine Ruault-Castera (Caminando Productions) a réuni 400.000 euros supplémentaires, dont 100.000 apportés par la région Paca.

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